Ma commune rêvée c’est une commune où chacun a le droit à la parole. Avec une mairie ouverte à tous, des dossiers accessibles, une salle de conseil municipal où les citoyens venant écouter les
conseils soient aussi bien accueillis ; que les élus, ou la personne qui souhaite s’exprimer tout seul ou au nom d’un groupe puisse le faire en toute liberté, où la personne qui écrit au maire pour
avoir des explications reçoive une réponse, où le Maire ne soit pas le seul à parler lors du conseil mais où chacun puisse poser son point de vue pour trouver un consensus au maximum avant de
passer au vote des orientations qui vont dans le sens du bien commun ; où les commissions soient systématiques "extra-municipales" pour le maximum de dossiers avec le souhait de mutualiser les
compétences et permettre une expertise partagée et non pas faire venir en fin de mandat les citoyens pour pouvoir dire lors de la campagne municipale que les gens sont sollicités.
Ma commune rêvée ce n’est pas une municipalité qui souhaite le maximum d’habitants pour avoir le maximum de taxes ; une commune qui fonctionne comme une entreprise où le profit et la
rentabilité sont les sources de motivation des dirigeants…
Non, pour moi, ma commune rêvée doit se développer à son rythme et parfois en désaccord avec l’appétit des promoteurs immobiliers qui ne cherchent non pas le bien commun mais se faire de l’argent
le plus rapidement possible par tous les moyens…
Ce qui ne veut pas dire qu’il faille s’enfermer sur soi et refuser tout nouvel habitant, mais il faut trouver le juste équilibre pour une gestion raisonnée.
Ma commune rêvée est une commune qui privilégie un développement urbain durable c'est-à-dire en cohérence avec les structures d’accueil d’enfants, les écoles… existantes.
Elle ferait la promotion de moyens de bâtir différent avec des produits sains, une conception des bâtiments réfléchis, une harmonisation avec la topographie des lieux et en laissant des espaces
vierges, une réflexion sur les transports collectifs…
Ma commune rêvée aurait toujours dans ses prises de décision le souhait de limiter son empreinte écologique, de favoriser l’emploi local et de permettre à chacun de mieux vivre ensemble.
Ma commune rêvée c’est une commune qui mette toutes les cultures au même pied d’égalité : culture populaire, culture urbaine, culture rurale… qui accueille des artistes non pas uniquement pour
montrer un spectacle aux habitants mais aussi pour associer la population d’une manière ou d’une autre afin qu’elle s’approprie la démarche culturelle.
Une manière de démontrer par l’exemple que la culture ce n’est pas que de la consommation mais qu’elle peut être aussi source d’épanouissement et de mieux être.
Ma commune rêvée c’est une commune qui accueille toute les pratiques culturelles et qu’elle en fasse la promotion de la même manière sans discrimination.
Mais ma commune rêvée c’est aussi une commune qui mette en avant sa spécificité culturelle qui en fait son originalité, son patrimoine historique, naturel, culturel…
Ma commune de rêve serait décomplexée par rapport à sa langue bretonne. Elle l’afficherait sans honte de manière transversale (et pas uniquement culturelle) dans sa communication générale et en
ferait la promotion pour qu’elle continue à vivre libre de toute entrave.
Ma commune rêvée c’est une commune où la préservation de l’environnement serait une préoccupation de tous les jours au sein des pratiques des employés municipaux mais aussi à chaque fois que
l’argent public est dépensé en intégrant dans le cadre de l’attribution des marchés publics des critères allant dans ce sens.
Ma commune rêvée c’est une commune qui permette aux gens de vivre et travailler au pays dans tous les domaines et pour tous les revenus. Elle donnerait aux créateurs d’entreprises les moyens de
s’installer mais aussi à ceux qui souhaitent mutualiser leurs réseaux, leurs locaux, leurs expériences, les moyens de s’associer.
Ma commune rêvée c’est une commune qui valoriserait la mer et qui lui donnerait toute sa place dans des projets innovants autant au point de vue économique, sportif ou culturel ou touristique.
Ma commune rêvée c’est une commune qui ferait du sport un vecteur de lien social et non pas un moyen pour écraser l’autre.
Une commune qui favoriserait l’équipe sportive, le dépassement de soi avec les autres en valorisant le fair-play et les projets sportifs ayant du sens.
Ma commune rêvée c’est une commune qui donne une place aux jeunes dans la cité en développant par exemple une accessibilité réelle aux commissions de la mairie et à ses différents services. Les
jeunes ne seraient pas un public à part mais ils seraient mis toujours au centre avec le soucis permanent d’une pédagogie à la citoyenneté dans les écoles, les associations,…
Ma commune rêvée c’est une commune où la solidarité ne sera pas un vain mot. Où les plus démunis seront soutenus, où l’impôt prélevé bénéficiera à tous.
Ma commune rêvée sera non partisane. Les outils de communication seront accessibles à tous et tout ce que fera le maire sera exemplaire de transparence.
Ma commune rêvée sera ouverte sur les autres, sur les communes voisines, sur la communauté de communes, le pays, la région, le monde. Les élus intercommunaux défendraient alors un véritable
équilibre du territoire avec un sens de la solidarité intégré pour un pays entier et ne chercherait pas à tirer la couverture à eux sans cesse pour leur petit pré-carré.
petra a soujoc'h diwar benn ar parkad ourmel emeur o vont da lakaat etoare e-kichen aodoù ar vougo? jean yves
Commentaire n°1
posté par
jakez paptatez
le 31/01/2008 à 08h37
Diaes deomp respont war eeun d'ar poent se. Mad e vije deoc'h reiñ da c'houzoud ho soñj war se ! (e galleg : "difficile de répondre de manière définitive pour le moment. Il serait bon que vous nous précisiez votre point de vue sur le sujet")
Le projet de parc semble porté par des professionnels soucieux de l'environnement et au fait des nécessités de prise en compte de la cohabitation des différentes activités.
Ces deux questions méritent néanmoins d'être approfondies et précisées.
Concernant la cohabitation des activités, il s'agit d'une question qui dépasse très largement ce simple sujet ! Un travail commence à être réalisé là dessus à l'échelle du pays de Brest : cohabitation entre activités professionnelles (pêche, conchyliculture...), plaisance, tourisme, sports nautiques mais aussi au niveau des 2 communautés de communes (plan de développement intégré du territoire). Nous souhaitons nous y inscrire totalement pour que chacun trouve sa place et rechercherons ensemble à faire valoir l'intérêt général (durable : environnemental, social et économique), qui ne peut se limiter à des considérations économiques. De ce fait, on ne peut pas non plus uniquement réserver l'estran à la villégiature.
Notre position concernant ce parc repose donc sur le respect de l'équilibre entre les activités d'une part, et l'obtention d'autres garanties environnementales d'autre part.
Nous avons déjà recueilli les avis d'un certain nombre de personnes compétentes sur le sujet et prendrons le temps de rencontrer les responsables de ce projet très prochainement.
Commentaire n°2
posté par
Yannig Robin
le 07/02/2008 à 09h13
Le projet vous semble porté par des professionnels soucieux de environnement: parfait. Pourquoi est-ce aussi difficile d'obtenir des données fiables sur le devenir de l'équilibre envirnnemental sur lieu d'accueil? Vous avez trouvé des personnes compétentes sur le sujet: parfait Quand pourra t on profiter de leur point de vue?
Vous avez 70 km de côtes à Ploug nous en avons tout juste une dizaine de km dont plusieurs couvertes d'algues vertes pendant près de 5 mois par an. Vous pouvez comprendre que les Guisséniens hésitent à partir dans une aventure irréversible. Je vous rappelle que la zone du parc avec sa zone de "protection" occuperait plusieurs dizaines d'hectares d'une zone très intéressabte pour les loisirs et la pêche côtière( idéals pour villégiature, RTT, et autre glandouillage de fun, kite, skim-boarder et voileux) Est-ce que tout à été bien pesé? A savoir est-ce que l'effort environnemental est à la hauteur de l'effort et du profit économique (emplois). En attendant de lire sur votre blog des nouvelles des personnes compétentes que vous avez connactés, je vous souhaite d'aboutir dans tous vos projets. Jakez Le Borgne
Commentaire n°3
posté par
jakez le borgne
le 16/02/2008 à 10h30
Jakez,
La mer est à tous mais les cultures vivrières ne peuvent faire autrement que d'en prendre une partie, par définition. Alors comment concilier les deux ? Car "vivre et travailler au pays" reste un projet important pour nous. Nous avons rencontré Sylvain Huchette qui porte le projet avec son associé. J'ai trouvé quelqu'un de raisonné et à l'écoute. Il a fait une rencontre à Guissény avec la population. Y étais tu ? Il a l'autorisation des différentes instances scientifiques et administratives. Je ne crois pas qu' il y ait des incapables qui disent n'importe quoi, là. Le projet n'est pas irréversible contrairement à ce que tu dis et il ne fait que 5 ha.
Je comprend les enjeux et j'entend bien tes arguments sur le trait de côte limité, les algues vertes... mais je ne vois pas ce que ça va changer à cela (le site sera toujours immergé toute marée et il n'y a aucun impact écologogique).
L'avis du groupe n'est pas tranché pour le moment. Contrairement à d'autres nous ne suivons pas un "chef qui a toujours raison". Je me permet donc de te répondre uniquement en mon nom personnel.
Et Guissény (sur-mer bientôt ?...) restera toujours une des plus jolies commune littorales du Léon qui a su préserver son capital environnemental grâce à des gens qui y vivaient à l'année.
Ken t'a tro.
Yannik Bigouin
Commentaire n°4
posté par
Yannik Bigouin
le 19/02/2008 à 17h20
jean yves
Diaes deomp respont war eeun d'ar poent se. Mad e vije deoc'h reiñ da c'houzoud ho soñj war se ! (e galleg : "difficile de répondre de manière définitive pour le moment. Il serait bon que vous nous précisiez votre point de vue sur le sujet")
Le projet de parc semble porté par des professionnels soucieux de l'environnement et au fait des nécessités de prise en compte de la cohabitation des différentes activités.
Ces deux questions méritent néanmoins d'être approfondies et précisées.
Concernant la cohabitation des activités, il s'agit d'une question qui dépasse très largement ce simple sujet ! Un travail commence à être réalisé là dessus à l'échelle du pays de Brest : cohabitation entre activités professionnelles (pêche, conchyliculture...), plaisance, tourisme, sports nautiques mais aussi au niveau des 2 communautés de communes (plan de développement intégré du territoire). Nous souhaitons nous y inscrire totalement pour que chacun trouve sa place et rechercherons ensemble à faire valoir l'intérêt général (durable : environnemental, social et économique), qui ne peut se limiter à des considérations économiques. De ce fait, on ne peut pas non plus uniquement réserver l'estran à la villégiature.
Notre position concernant ce parc repose donc sur le respect de l'équilibre entre les activités d'une part, et l'obtention d'autres garanties environnementales d'autre part.
Nous avons déjà recueilli les avis d'un certain nombre de personnes compétentes sur le sujet et prendrons le temps de rencontrer les responsables de ce projet très prochainement.
Pourquoi est-ce aussi difficile d'obtenir des données fiables sur le devenir de l'équilibre envirnnemental sur lieu d'accueil?
Vous avez trouvé des personnes compétentes sur le sujet: parfait
Quand pourra t on profiter de leur point de vue?
Vous avez 70 km de côtes à Ploug nous en avons tout juste une dizaine de km dont plusieurs couvertes d'algues vertes pendant près de 5 mois par an. Vous pouvez comprendre que les Guisséniens hésitent à partir dans une aventure irréversible.
Je vous rappelle que la zone du parc avec sa zone de "protection" occuperait plusieurs dizaines d'hectares d'une zone très intéressabte pour les loisirs et la pêche côtière( idéals pour villégiature, RTT, et autre glandouillage de fun, kite, skim-boarder et voileux)
Est-ce que tout à été bien pesé? A savoir est-ce que l'effort environnemental est à la hauteur de l'effort et du profit économique (emplois).
En attendant de lire sur votre blog des nouvelles des personnes compétentes que vous avez connactés, je vous souhaite d'aboutir dans tous vos projets.
Jakez Le Borgne
La mer est à tous mais les cultures vivrières ne peuvent faire autrement que d'en prendre une partie, par définition.
Alors comment concilier les deux ? Car "vivre et travailler au pays" reste un projet important pour nous. Nous avons rencontré Sylvain Huchette qui porte le projet avec son associé. J'ai trouvé quelqu'un de raisonné et à l'écoute. Il a fait une rencontre à Guissény avec la population. Y étais tu ? Il a l'autorisation des différentes instances scientifiques et administratives. Je ne crois pas qu' il y ait des incapables qui disent n'importe quoi, là.
Le projet n'est pas irréversible contrairement à ce que tu dis et il ne fait que 5 ha.
Je comprend les enjeux et j'entend bien tes arguments sur le trait de côte limité, les algues vertes... mais je ne vois pas ce que ça va changer à cela (le site sera toujours immergé toute marée et il n'y a aucun impact écologogique).
L'avis du groupe n'est pas tranché pour le moment. Contrairement à d'autres nous ne suivons pas un "chef qui a toujours raison".
Je me permet donc de te répondre uniquement en mon nom personnel.
Et Guissény (sur-mer bientôt ?...) restera toujours une des plus jolies commune littorales du Léon qui a su préserver son capital environnemental grâce à des gens qui y vivaient à l'année.
Ken t'a tro.
Yannik Bigouin